vendredi 29 février 2008

Gares de Lille

Le week-end dernier, c'est Xavier qui a réussi à me faire sortir de chez moi. Je l'ai suivi à la gare Lille Flandres, où nous avons pris des photos du hall de la gare, des quais, puis en passant devant Euralille, jusqu'à devant la gare Lille Europe.
J'ai fait un effort cette fois-ci, et toutes les images que je vous présente ont été retouchées (plus ou moins lourdement).

Dans la gare, j'ai été surtout attiré par la toiture et son enchevêtrement de poutrelles métalliques. Elles créent ici des lignes dans les deux diagonales, et soulignent la longueur du hall de gare. Pour l'évènement Lille 2004, de grandes feuilles de plastiques roses recouvraient les vitres, donnant une atmosphère et une lumière très particulières à toute la gare.
Au niveau retouche, j'ai découpée tout le bas de la photo, puis modifié les couleurs, contraste et saturation.

Sous un antre angle, avec le soleil directement en face de moi. Les lignes dans la photo sont maintenant horizontales et verticales, ces dernières donnant l'impression d'être particulièrement massives. Après avoir recadré la photo, j'ai principalement éclairci les vitres du haut, et enlevé leur teinte bleutée.

Voilà pourquoi il ne faut pas être timide quand on fait de la photo : on se met dans des positions assez inhabituelles, et les passants nous regardent bizarrement. Parce qu'il n'a pas un grand angle, Xavier est obligé de se reculer pour prendre une photo...
Le TGV a des couleurs trop flashantes, et le sujet de mon cliché n'apparaissait pas bien. Pour le faire ressortir, j'ai donc baissé la saturation de tout le reste de la scène (plus courbes, niveaux et contraste). Bien que The GIMP, l'éditeur que j'utilise, propose un outil pour l'extraction d'objects, j'ai eu de meilleurs résultats en faisant le détourage entièrement à la main. Si quelqu'un connait une technique pour ne pas y passer 20 minutes comme moi, qu'il me fasse signe, ça m'intéresse !

Un panoramique des quais extérieurs de la gare, avec vue sur le tri postal (lieu d'expositions depuis quelques années), et Euralille au fond. Je n'ai pas réussi à recoller correctement les câbles électriques, vous pouvez apercevoir des cassures lors des raccordements. Puisque je suis proche de mon premier plan, le panoramique est déformé comme si j'avais utilisé un objectif fisheye.
Vue des quais, en prenant la passerelle qui passe au dessus des quais (et que personne n'utilise en temps normal). Il y a un grand nombre de lignes qui se croisent dans la photo, auxquelles je n'avais pas forcement fait attention lors de sa composition.
Il a fallu que je baisse la luminosité dans le coin supérieur gauche, j'ai augmenté localement le contraste de la rame de TGV au premier plan, et baissé les détails du toit de la passerelle (qui aurait trop attiré le regard).

On laisse derrière nous la gare Lille Flandres, et on se dirige vers la place François Mitterand. On a vue sous le pont de l'avenue Le Corbusier, sur lequel flottent des drapeaux français et européens.
J'ai choisi de découper verticalement ma photo qui à l'origine prenait tout le pont, afin de lui donner plus de dynamisme. J'ai retravaillé les couleurs du ciel et le contraste du pont, tout en gardant le peu de luminosité dans le bas de la photo.

De l'autre côté, on peut admirer les deux plus grands immeubles de bureaux de Lille (enfin je crois). Admirez la "botte" de Lille, qui enjambe complètement la gare Lille Europe, sans la toucher. Sur la place, un magnifique bouquet de fleurs style art contemporain.
Côté retouche, je me suis permis d'enlever les nuages qui se baladaient près des tours.
Xavier a été un peu plus inspiré que moi durant cette sortie, vous trouverez ses photos sur sa galerie web.

mercredi 27 février 2008

Au ras des pâquerettes

De retour au jardin botanique près de chez moi, un peu plus tard dans l'année (juillet 2007). Toujours pas la période de fleuraison des dahlias, mais les roses sont encore nombreuses ainsi que quelques autres variétés de fleurs présentes dans le parc.

J'expérimente un peu, et en suivant les conseils du digital photography school blog (rajouté dans mes liens), je change de perspective, et me rapproche du sol. Pas forcement besoin de se coucher et de ramper, l'écran des appareils numérique permettant de faire la mise au point sans avoir l'oeil dans le viseur.

Premier essai, des pâquerettes bien nettes en gros plan, quelques brins d'herbe et un rosier en fond. La rose rouge attire le regard, mais il n'y a pas d'élément central qui concentrerait tout l'attention. On est un peu trop bas, et l'on n'aperçoit malheureusement pas les étamines jaunes de ces fleurs.

J'enlève le second plan, fais apparaître le ciel, et ne prend qu'une seule fleur dans le cliché. Dommage qu'elle ne soit plus en grande forme et commence à faner. On aperçoit un parterre de fleur jaune au loin (5m tout au plus), ainsi que les arbres bordant le jardin botanique.

On la refait en respectant un peu plus la règle des tiers, en ajoutant une fleur identique au bord de la photo qui répond à la première, et un petit point de couleur à l'opposé.
Si vous regardez la photo en grand, vous pourrez apercevoir au dessus de la fleur floue à gauche un bout d'une fleur qui, elle, est nette. On pourrait croire que c'est du à une mauvaise retouche de l'image (flou artificiel), il n'en est rien. On voit bien la tige de cette fleur, qui doit donc être à la même distance de l'objectif que mon sujet.

Rien d'extraordinaire ici à mon humble avis, c'est juste pour montrer que photographier un rosier par le dessous est possible, si la rose est suffisamment inclinée. En se débrouillant bien, on peut alors obtenir un cliché de la fleur sur le fond bleu uni du ciel (ce qui n'est pas le cas ici).

Enfin, je me suis allongé dans l'herbe, à l'ombre. Je regarde au loin, les arbres entourant la pelouse et la serre équatoriale. Il fait bon, c'est calme et on a envie de se reposer...

Au niveau de la technique de prise de vue, j'ai trouvé qu'il était plus évident de régler la mise au point automatique en mode "spot", pour que l'appareil ne regarde qu'au centre de la photo pour faire ses réglages. En gardant alors le doigt enfoncé à moitié sur le bouton, on peut se déplacer comme on veut tout en gardant ces réglages. Pour le dernier cliché, j'ai réglé manuellement en distance "infinie" (en fait, pour tout ce qui est supérieur à 3 mètres).

samedi 23 février 2008

Le jardin botanique de Lille

Le jardin botanique se situe au sud de Lille, entre l'autoroute et la voie ferrée. C'est accessoirement le parc le plus proche de chez moi.

Outre ses grandes pelouses, il comprend une roseraie, quelques bassins, une belle collection de dahlias, ainsi qu'une serre équatoriale. J'ai commencé à m'y promener vers mai, au tout début de la floraison des roses. Bon exercice à la macrophotographie !

Donc, une rose... hum blanche...

No comment...

Une dernière pour la route, vous remarquerez l'effet de profondeur de champ, qui rend flou l'arrière plan de la photo (et une feuille du premier plan).

Les grands espaces ouverts se prêtent bien à la photographie panoramique. Voici la roseraie qui se situe au centre du parc, entourant les bassins. Il n'y avait pas encore beaucoup de rosiers en fleur, j'ai du bien chercher pour réaliser les clichés précédents.

Un panoramique de la serre équatoriale, assez difficile à réaliser sans trépied, car le premier plan est très proche.

Parmi les gens qui étaient dans le parc, j'avais remarqué un groupe de jeunes enfants qui utilisaient une sculpture comme toboggan. J'ai eu l'idée de réaliser un photomontage pour montrer toute la glissade de l'un d'eux. La retouche consiste à empiler plusieurs clichés, qu'il faut correctement aligner, puis masquer pour ne faire apparaître que le garçon. Ne pas avoir de trépied, et les arbres en arrière plan ont complexifié la retouche.

D'autres panoramiques du jardin botanique sont exposés dans ma galerie web (dans les liens à droite), n'hésitez pas à y faire un tour.

mercredi 20 février 2008

Les yeux dans les yeux

On repart pour une série de clichés conceptuels, autour de l'idée de photographier le sujet via son reflet dans des lunettes de soleil.

L'idée m'est venue l'été dernier durant mes vacances en Irlande (vous en entendrez beaucoup parler dans un futur proche). Alors que nous attendions qu'un collègue répare son pneu crevé, je prenais quelques clichés souvenirs des gens présents.
C'est en regardant ma photo sur l'écran après l'avoir prise (ce qu'il faut toujours faire, pour voir ce qu'on peut améliorer) que j'ai remarqué cet effet très intéressant. Sans plus attendre, un premier exemple :

Au premier coup d'oeil, c'est un portrait pas très bien composé, avec une mauvaise lumière (les ombres sur le visage ne sont pas terribles), et un second plan inapproprié. Mais le reflet sur les lunettes de soleil m'intéressent, parce qu'elles m'apprennent pas mal de choses et me donnent des idées.
Ainsi, en me rapprochant de mon sujet initial, j'ai pris non seulement un portrait, mais aussi un cliché des personnes et du paysage derrière moi, et euh... du photographe. L'effet de "photo dans la photo" rend l'image attrayante, et offre des possibilités incroyables, pour ceux qui ont un peu d'imagination. Au niveau de la composition, c'est malheureusement plus de travail si on veut préparer la photo.
Je vois également que la luminosité du reflet est plus basse que si je prenais la photo directement. Il faut donc que la scène dans le reflet soit très bien éclairée, et que le visage ne soit pas trop exposé au soleil, sinon je ne pourrais pas capturer les deux avec une seule exposition.
Enfin, la courbure des lunettes a pour conséquence intéressante que le champ de vision est élargi dans le reflet. Si je ne veux pas apparaître sur la photo, je peux donc me mettre de côté, en ne perdant qu'une partie de la scène.

Mettons ces observations en pratique... Avec un tout petit peu de préparation, j'ai une meilleure composition dans la photo, et je retouche la photo pour rendre plus discrètes les zones qui étaient trop exposées.


Là je vais jusqu'à faire poser ces demoiselles pour la photo. Toujours au même endroit, donc le paysage n'est pas idéal pour exploiter tout le potentiel de l'idée.

Une dernière photo prise en Irlande, sur le vif. Elle n'est pas aussi nette ou lumineuse que les précédentes, mais je la garde pour voir jusqu'où on peut aller dans le concept de "photo dans la photo". Qu'ai-je pris en photo ? Est-ce un portrait de trop près, un cliché d'un cycliste qui se repose et que l'on voit dans le reflet de lunettes de soleil, ou le visage de ce même cycliste que l'on devine dans l'appareil photo tenu par la personne aux lunettes de soleil dans le reflet desquelles on aperçoit tout cela ?

Revenons en France, sur le pont du Gard plus exactement. Le soleil est haut dans le ciel, une luminosité parfaite pour ce genre de clichés, et je repère une paire de lunettes qui réfléchissent bien. Je n'ai pas dit à Willaert que j'essayais de prendre cette photo (ni aux autres derrière moi), j'ai fait les réglages à côté et j'ai attendu le meilleur moment pour la prendre. Ce n'est pas en faisant la photo que l'on voit tout de suite si ça rend bien ou pas, car il faut attendre de la voir sur un grand écran pour apprécier les détails des reflets. C'est donc un pari à prendre, que de choisir quand déclencher l'obturateur.
Je suis content du cliché que j'ai fait, car non seulement je trouve que j'ai bien réussi le portrait de la personne qui porte les lunettes, le reflet dans celles-ci est également intéressant. Admirez la vue depuis le sommet du pont du Gard ! J'aurais eu en plus une photo de groupe mémorable, si Angus et Selina ne me tournaient pas le dos. Mais faut pas trop exagérer non plus, c'est déjà plutôt pas mal.


Une dernière pour la route... Cette fois-ci c'est un cliché que j'avais imaginé bien à l'avance, et que j'ai organisé. J'en ai parlé à un collègue qui avait de belles lunettes bien réfléchissantes (c'est le principal critère, avec leur courbure), et avec un autre photographe nous avons attendu d'atteindre le meilleur point de vue.
Comme je l'ai dit, on ne voit pas tout sur l'écran de l'appareil photo. Donc, même sur mon meilleur cliché, ce n'est que le soir que j'ai remarqué que ma main apparaissait dans les lunettes. J'en suis vert...
Je pourrais gommer l'autre objectif que l'on voit sur la photo, mais je trouve ça marrant.
Ouvrez l'image en grand, et contemplez un des clichés du pont du Gard les plus insolites que l'on puisse faire.
Pour le moment, ma série s'arrête là, car l'hiver se prête un peu moins à ce genre de clichés. Et en plus, à Lille il pleut tout le temps... (enfin, il paraîtrait)

lundi 18 février 2008

Travailler au soleil

Malgré ce titre un peu racoleur, on reste sur Lille, car j'ai quelques photos de lever et de coucher de soleil à mon lieu de travail.

Pour vous expliquer où je travaille, j'espère que vous aimez les acronymes. Je suis sous contrat avec l'USTL, je fais partie de l'équipe GRAPHIX du LIFL, qui s'est formée autour du projet ALCOVE de l'INRIA, et nous sommes hébergés dans les locaux de l'IRCICA, le tout bien sur sous l'égide du CNRS. Ça faisait beaucoup de logos à mettre sur le rapport de stage...

Mon bâtiment se situe sur le parc scientifique de la Haute-Borne, tout contre le campus de Lille1, de l'autre côté de l'alignement d'arbres. Mon bureau donnant au Nord-Ouest, je profite des couchers de soleil.

Du côté sud, je profite de la grande baie vitrée sur toute la hauteur du bâtiment pour guetter le lever du soleil les matins d'hiver, au dessus des chantiers de construction.
Une autre fois, où le soleil fut plus chaleureux.

Un passage rapide dans notre petit jardin paysagé.

Un bout de la façade Sud, les bureaux des chanceux qui "profitent" du soleil, enfin surtout en été.
A Lille il pleut aussi, mais c'est moins intéressant parce que tout le monde le sait. Par contre, voir un arc-en-ciel est assez rare, et quand c'est un double comme ici, on l'immortalise en panoramique. (Cliquez pour voir l'image en grand et apercevoir plus facilement le second arc-en-ciel).
Un autre coucher de soleil, directement depuis mon bureau cette fois-ci. Je trouve la réflexion du paysage sur la façade particulièrement intéressante pour la photo.
Et enfin, le même coucher de soleil vu depuis le couloir. C'est assez exceptionnel que le soleil soit dans l'alignement du couloir, et à la hauteur idéale, de telle façon à ce qu'il éclaire jusqu'à mon bureau, à 50m de la fenêtre. C'est arrivé ce jour là, et le lendemain uniquement (j'y ferais attention l'année prochaine, même date, même heure pour être prêt).
J'aime l'atmosphère et l'ambiance surréaliste créées par cette lumière particulière, et ses reflets à la fois sur le sol noir et les dalles du fond-plafond, dans cet alignement de portes sinon assez monotone.

Je vous donne rendez-vous dans un prochain billet, pour découvrir ce que font les chercheurs dans ce bâtiment. Au programme : des lasers, de la réalité virtuelle, de la fibre optique (et une tour de fibrage), de la simulation.

mercredi 13 février 2008

Château du Landsberg

Printemps 2007, Alsace.

Toujours sur le sentier géologique au dessus de Barr (cf. billet précédent), j'arrive aux ruines du château du Landsberg. Construit par Conrad de Lansdberg au XIIe siècle, il fut détruit comme la majorité des châteaux en Alsace durant la guerre de 30 ans.
C'est mon château favori, ses ruines sont sympathiques à visiter, mais aussi parce que plein de balades peuvent passer par lui (il y a 5 sentiers permettant d'y arriver).

Première vue depuis le fossé extérieur, on aperçoit le donjon derrière un mur en morceaux. Je n'ai pas parlé de douves, vu qu'à 600m d'altitude, ils ne sont pas allé jusqu'à s'installer une piscine à l'extérieur de leur château fort.
Derrière ce mur poussent des fleurs jaunes qui ne fleurissent qu'ici, et que quelques semaines à la fin de l'hiver. Les gens du coin les surnomment les Schlossbliemel (fleurs du château en alsacien), ce sont en fait des crinolines, espèce protégée et que l'on n'a donc pas le droit de cueillir.

Avant d'entrer dans les ruines, une petite pause pour réaliser mon plus grand panoramique à ce jour. Quelque chose comme 17 photos, du 80MPixels, j'en ai découpé une bonne partie au niveau du sol parce que ce dernier est inintéressant.

Entrons sans plus attendre dans la cour intérieure, le donjon que l'on voyait auparavant est à ma gauche, et l'on découvre deux tours rondes en mauvais état (des étages en moins). Le mur à droite est, comme vous pouvez le remarquer, partiellement reconstruit, et c'est tout récent. Des associations se mobilisent depuis quelques années pour consolider les ruines d'Alsace, afin qu'on puisse encore les visiter dans quelques siècles.

Panoramique de la cour intérieure, avec les 2 tours susnommées, le mur extérieur rénové, et des murs intérieurs.
De nos jours, on ne peut plus passer de la partie basse à la partie haute, l'accès ayant été condamné il y a 10 ans car trop dangereux. Il faut donc ressortir, et passer par une magnifique façade (porte ogivale, baie à double fenêtres, oriel).

Admirez la même façade, depuis l'intérieur.

Et voici enfin le donjon... L'accès se faisait via l'ouverture à mi-hauteur que vous voyez là, une échelle permettait l'accès aux visiteurs à l'époque où ma mère était petite.
Je laisse les ruines du château derrière moi, pour descendre sur Barr, en passant par le rocher Sainte Richarde, le petit Kiosque, la maison forestière Moenkalb, le Gutleutrain et le panoramaweg (si vous êtes gentils, j'en ramènerai des clichés la prochaine fois que j'y passe).

Pour avoir plus de renseignements sur ces ruines, je vous envoie sur le blog des ruines médiévales. Pleins de détails intéressants et c'est très bien écrit.

Voilà, j'en ai fini avec mes archives du printemps 2007 en Alsace ;-)

lundi 11 février 2008

Sentier géologique

Printemps 2007, Alsace.


J'arrive bientôt au bout de mes archives photos pour la période printemps 2007, voyons maintenant les clichés pris sur le sentier géologique au dessus de Barr.
Je ne me suis pas beaucoup intéressé aux panneaux expliquant la géologie du piémont des Vosges, mais plutôt aux lieux et paysages rencontrés pendant les 4h et 600m de dénivelés de cette promenade.

Départ de Barr au lever du soleil.

Barr est une ville située sur la route des vins, adossée aux Vosges d'un côté, ouverte sur la plaine d'Alsace de l'autre.

Je sors des vignobles, et prends rapidement une photo du château d'Andlau avant de bifurquer. Il a (au moins de loin) la forme des châteaux que tous les enfants dessinent spontanément : une base rectangulaire avec des créneaux, et 2 tours qui devaient avoir des toitures pointues.

Une fois les vignes dépassées, on entre dans la forêt, dans laquelle se cachent quelques vergers.

Derrière ces arbres, la tour de l'ancienne abbaye de Truttenhausen (en ruines). Elle se trouve dans l'enceinte d'une ferme, donc pas de visite.

Une jolie bâtisse bien située (enfin surtout s'il y a l'ADSL).

On passe l'étape de la grimpette, on se retrouve 300m plus haut, à côté d'un village de vacances avec vue sur le Mont Sainte-Odile (plus d'infos sur lui dans un futur billet, promis).

On continue de monter, et en chemin on passe par une carrière de pierres à meules.

On arrive enfin au Mur Païen, gigantesque enceinte mégalithique autour de la montagne. Pas tout récent (au moins -200 avant JC), il fait environ 1.7m de large, 3m de haut pour 10km de long. Bien qu'il soit monument historique, il n'en reste pas grand chose à certains endroits, car ses pierres on été réutilisées au Moyen-Âge.

Je me rapproche pour vous faire remarquer l'assemblage de ces blocs de grès par des tenons de chêne en forme de queue-d'aronde. Le bois ayant disparu, on peut en deviner la forme par les trous qu'ils ont laissé.


Me voici enfin au plus haut point de ma balade, j'en profite pour faire un panoramique à 360°.
Je sors de l'enceinte du Mur Païen par le rocher du Wachstein, peut-être utilisé autrefois comme un poste d'observation.

Vue sur les ruines des châteaux d'Andlau (gauche) et du Spesbourg ainsi que de la maison forestière du Hungerplatz (à droite).

En redescendant, je me suis arrêté aux ruines du château du Landsberg, qui fera l'objet du billet suivant.