lundi 24 mars 2008

Châteaux sous la neige

Alors qu'à Noël j'avais pu faire des photos avec un joli soleil, ou que l'année dernière à la même époque je mangeais une glace au jardin de l'Orangerie (cf. billets précédents), le temps de ce weekend étaient plutôt à la neige.
Personnellement, je n'aime pas trop faire des photos dans la neige, surtout parce que je les trouve ternes, les couleurs sont délavées alors que le contraste explose avec le ciel blanc.

Il n'empêche, j'en ai fait tout de même.
Un passage au pas de course aux ruines du vieux Windstein, car je l'ai déjà pris sous tous les angles ou presque. Mais voilà quelque chose qui m'avait échappé : il y a 3 passerelles en bois qui se suivent, 3 entrées dans la roche, des rambardes... un petit labyrinthe creusé dans le grès rose, quel est le chemin d'après vous ?

Dans ce petit monde où tout est blanc car recouvert de neige, la moindre tache de couleur m'interpelle. Ici, un lichen jaune aux formes particulières sur l'unique arbre au sommet des ruines.

Là, une bogue de châtaigne.

Une autre balade ce matin sur les hauteurs de Barr, je fais une petite halte à une table d'orientation. J'aime particulièrement cette macro-photo où l'on voit les arbres et le ciel derrière.

Ma destination : le château du Landsberg, dont je vous ai déjà présenté des photos prises l'année dernière à la même période. Grosse surprise en découvrant qu'il est en rénovation (c'est la mode ces dernières années, de consolider toutes les ruines), et qu'un gigantesque échafaudage a été monté.
Autour du donjon, tout ce métal donne l'impression d'un immeuble en construction.

Mais le plus impressionnant reste la passerelle qui s'avance sur la cour extérieure, à 25m au dessus du sol. Panorama de 11 photos, vous pouvez le comparer à celui pris du même endroit l'année dernière.


A l'heure où j'écris ce billet, il neige sur le Parc naturel régional des Vosges du Nord, si ça tient j'aurais demain d'autres photos de paysages enneigés à partager avec vous.

samedi 22 mars 2008

Après midi au jardin

Me voici chez mes parents pour le weekend de Pâques, et malgré le temps exécrable, je profite un peu de leur jardin. Une petite sélection rapide de photos, non retraitées.

Un cerisier est plutôt mal en point, son écorce se soulève par endroits, ce qui, d'un point de vue purement artistique, est intéressant.

Un des règles importantes pour découvrir de nouveaux clichés est : changer de perspective. J'aime assez poser mon appareil au sol dans l'herbe, et photographier en macro.
J'ai triché sur la composition de cette photo, puisque j'ai coupé la fleur, et l'ai posé là, en présentant son meilleur angle. Les couleurs me plaisent, et la profondeur de champ est sympathique.

Je ne peux pas prendre des photos dans le jardin de mes parents sans que notre chien vienne me demander de jouer avec lui. L'avantage, c'est qu'il fait un très bon sujet de clichés.

Je m'entraine encore à faire des photos en mouvement, de telle façon à avoir un arrière-plan flou, tout en gardant le sujet (le chien) le plus net possible. Le principe est de se déplacer en même temps et à distance constante de son sujet, en pratique c'est pas si simple que ça.

Une petite sculpture en métal, plusieurs cœurs emboités les uns dans les autres, à la manière des poupées russes.

Attention, crocodile dans les parterres de fleurs ! N'ayez crainte, c'est un (très vieux) jouet en plastique pour chiens. Il est en assez mauvais état, et je trouve que ça lui donne un certain charme.

Un peu d'eau au sommet d'un piquet de jardin, j'ai ajouté la fleur, mais la mise au point est trop difficile parce que je dois tenir l'appareil à bout de bras et que le piquet bouge un peu.


S'il ne pleut pas trop demain matin, je compte me lever tôt pour prendre en photos le lever de soleil dans les Vosges du Nord.

mercredi 12 mars 2008

Cyclisme en Irlande

On continue la longue série des billets sur mes vacances en Irlande (août 2007).
Comme vous l'avez deviné d'après le titre du billet, j'y ai fait pas mal de vélo. Et c'est encore un euphémisme : 600km en deux-roues sur 10 jours.

Avant de voir prochainement ce que nous avons vu en vélo, les désagréments d'un tel moyen de transport, ou les gens sur les vélos, je fais encore un billet d'introduction, à me concentrer sur les bicycles eux-mêmes.

Voici celui qui m'avait été attribué au début du séjour : c'est un VTT parce que les routes empruntées ne sont pas toujours ce qu'on appellerait des routes en France, il n'a ni lumières ni garde-boue (vive la peinture camouflage après avoir roulé dans les chemin boueux). A part cela, les vélos étaient bien entretenus pour ce qu'ils devaient subir à longueur d'année.
Dans le sac à dos, casse-croute (frugal), grosse laine, veste et pantalon imperméable. Au cours d'une même journée, il pouvait en effet faire une chaleur à crever, pleuvoir, puis y avoir un fort vent et des températures glaciales, et faire à nouveau doux la soirée.

Quand on s'arrête, 13 VTT ça prend de la place...
Vous noterez la tenue typique d'un cycliste en Irlande : short et KWay. Il pleut juste assez peu pour qu'on n'ait pas envie de s'embêter avec le pantalon imperméable, mais suffisament pour ne pas avoir envie d'avoir le dos mouillé.

Les photos qui suivent ont été prises lors de la plus longue étape du séjour (70 km). On a fait d'une traite 20 km avant de s'arrêter pour laisser le temps à tout le groupe de se regrouper.
En général, je partais dans le groupe de tête, puis au fur et à mesure que je prenais des photos, je me laissais distancer. Quand je voyais la lanterne rouge, je savais qu'il fallait que je range l'appareil. Ce coup-ci, j'ai pris des photos en roulant (toute une tehcnique), donc je suis resté avec les 3 gros sportifs du groupe dont le guide. Il était le seul à avoir les cartes précises, on suivait donc notre parcours à chaque arrêt.

Pause de midi, une sympathique plage comme on n'imagine pas d'en voir en Irlande.
L'image est lourdement édité ; j'ai enlevé des déchets disgracieux sur le sable, et modifié le contraste et les couleurs.

Fin d'après-midi, on a subi une lourde averse, et on a maintenant le droit à un fort vent de face sur une route complètement découverte et rectiligne sur une quinzaine de kilomètres. Des deux côtés de la route, c'est la tourbière sur plusieurs mètres d'épaisseur.
Retouche pour égaliser le contraste, faire mieux ressortir le vélo ainsi que le ciel.


[Edit 14/03] J'ai oublié une image que je voulais poster.
La dernière pause de la journée, une dizaine de kilomètres avant d'arriver à l'auberge de jeunesse.

PS : je recommence à remplir ma galerie sur DeviantArt, vous trouverez le lien à droite.

vendredi 7 mars 2008

Ciels d'Irlande

Je commence aujourd'hui une série de billets sur mes vacances d'été en Irlande. Je suis parti en Août 2007 avec l'UCPA pendant 2 semaines, pour une escapade sportive dans le Connemara (la partie ouest désertique de l'Irlande).
J'en ai ramené plus de 1100 photos, dont 400 ont été composées en photos panoramiques. Après un gros travail de classement, je pense en faire une quinzaine de billets, voir plus si certains sont trop chargés et que je décide de les diviser entre-temps.

Pour commencer en douceur, je sors d'abord les clichés de coucher de soleil, ainsi que les photos sous-exposées où l'on ne voit plus que le ciel.
Mon séjour commence et se termine au Killary Harbour, le seul fjord d'Irlande, où la mer entre 16 km dans les terres, et qui est entouré par les plus hauts sommets du Connemara. C'est accessoirement là que se trouve la base de loisirs qui organise notre périple.

Coucher de soleil le premier soir. Les lignes que l'on voit sur l'eau sont des bouées, peut être pour les pécheurs ? On peut apercevoir au loin l'embouchure du fjord, quelques îles, et un phare sur l'une d'entre elles.La même scène, vu d'un peu plus haut sur la colline.
Ou depuis le bord de l'eau.

Trois jours plus tard, je photographie là un monument commémorant l'atterissage du premier vol trans-atlantique non loin d'ici. Pour être franc, il devait plutôt s'agir d'un crash, puisque la plaine au pied de cette colline est formée de tourbière sur laquelle il est impossible de rouler, et est parsemée de rochers imposants.

Un cliché un peu trop sombre, que j'ai complètement martyrisé lors de la retouche. Ce qu'il nous apprend sur la région : des petites routes, des fils électriques de partout que l'on a du mal à ne pas prendre en photo, des fleurs sur le bas-côté, des murets en pierre, des touristes français...

De l'eau, des tourbières, quelques rares bouts de forêt, un ciel toujours couvert, c'est bien le Connemara. Le piqué de l'image ainsi que les couleurs ont été retouchés.

Le Connemara, c'est aussi une foultitude de lacs, des plus petits jusqu'à deux d'une trentaine de kilomètres, et un grand nombre de petites îles. A nouveau un problème d'exposition parce que je suis en contre-jour. A la retouche, j'ai rajouté un peu de couleur à une image très terne.

Au bord de l'eau, un autre lac, une sous-exposition encore plus flagrante. Je n'aurais pas fait mieux si j'avais sciemment voulu photographier les nuages.

La dernière photo de mon reportage en Irlande, la numéro 1136. On est de retour à Killary, avec vue sur le coucher de soleil sur le fjord depuis le restaurant de la base de loisirs.

A noter que ce n'était pas notre dernier jour, puisque nous avons encore passé deux jours et une nuit à Galway, la seule "ville" du Connemara. Mais le photographe ayant attrapé un mauvais microbe, il profita surtout de sa chambre et de son oreiller.